Macron et le climat : oui, « c’est dramatique »

Le président de la République a découvert avec effroi les dernières conclusions de l'ONU sur les engagements climatiques pris par les États et il s'en est ému sur Twitter lundi soir.

Le président de la République a découvert avec effroi les dernières conclusions de l’ONU sur les engagements climatiques pris par les États et il s’en est ému sur Twitter lundi soir.

Paru vendredi 17 septembre, le document prend en compte les stratégies actualisées de 113 pays qui représentent environ 49% des émissions mondiales de CO2. Leurs effets cumulés dessinent une hausse des émissions de gaz à effet de serre de 16% en 2030 (par rapport à 2010) alors qu’il faudrait les réduire de 40% d’ici à 2030 pour limiter le réchauffement climatique en deçà de 1,5°C.

Alors que le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement de +2,7°C, le Président français en appelle à l’action. Un comble vu son bilan en la matière ! D’ailleurs, les twittos agacé·e·s n’ont pas tardé à réagir : « Cette cascade de très haute voltige a été réalisée par un professionnel. Ne tentez pas de la reproduire chez vous », s’est moqué l’économiste Maxime Combes. « La France est le deuxième plus gros émetteur de CO2 en Europe. Elle réduit ses émissions trois fois moins vite que la moyenne européenne. L’état français a été jugé responsable de carences fautives sur le climat. Je crois que c’est lui, le scénario dramatique », a réagi de son côté Clément Sénéchal, le porte-parole climat de Greenpeace France.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe de journalistes, scientifiques et citoyen·nes, capable de révéler les pollutions, d’exposer les responsables, et de faire émerger les solutions pour rester en bonne santé.

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