A lire : Petit pêcheur, grand appétit

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Cessez ce chalut ! Avec Petit pêcheur, grand appétit, métaphore-filet de la surpêche industrielle, Suzy Vergez offre un superbe conte sur la sobriété à destination des enfants.

Petit pêcheur est le plus heureux des pêcheurs. Car « personne ne peut être plus heureux que celui qui jardine avec sa femme, fait la sieste avec ses enfants et pêche avec ses amis ». Un poisson pour chacun suffit. Un jour, il ramasse une bouteille en verre et libère le roi des crabes qui y était enfermé. Pour le remercier, celui-ci lui promet d’exaucer le souhait de son choix. Pressé par ses enfants, petit pêcheur forme le vœu de remonter cent poissons à chaque prise. Une fois exaucé, il devient gourmand. Petit pêcheur achète chalutier et grand filet, commence à vendre son poisson sur les marchés, construit une usine et pêche, pêche, jusqu’à ce que la mer se transforme en désert. Petit pêcheur et sa famille sont alors contraints de quitter leur île et cherchent une solution à ce cauchemar. C’est un peuple inconnu qui la leur donne : il va falloir « jardiner » la mer.

Avec ses tampons fait-main, ses pinceaux et ses couleurs, Suzy Vergez nous embarque dans le monde merveilleux de l’appétit détraqué des humains. Si le propos de ce conte déborde largement les océans, il permet d’entrevoir le bonheur de la sobriété. Un objet beau et délicat, idéal pour aborder la question de l’épuisement des ressources naturelles et les solutions pour prendre soin du vivant. A lire avec nos tout-petits à partir de quatre ans.

Petit pêcheur, grand appétit, Suzy Vergez, Rue du monde, mai 2021, 48p, 17€.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.