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A lire : « Devenir gardiens de la nature » pour protéger le vivant

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Dans Devenir gardiens de la nature, la juriste Marine Calmet appelle à s’inspirer des populations indigènes de l’Amazonie pour donner de vrais droits à la nature.

Elle est une région française et pourtant, elle constitue une zone de non-droit environnemental. Du projet de mine « Montagne d’or » au forage offshore de la compagnie pétrolière Total, Marine Calmet a arpenté la Guyane en pirogue pour s’opposer aux projets destructeurs du vivant aux côtés des communautés locales et des militant•e•s. De déconvenues en humiliations, et en victoires éphémères, c’est le parcours d’un engagement qui est dépeint – le sien – et celui qu’elle propose au monde.

La loi ne protège pas. L’Etat ne régule plus. Le marché encore moins. Seules les communautés locales et les ONG agissent encore en garde-fous. Dans ce manifeste, Marine Calmet plaide pour réviser le droit de l’environnement : « L’absence de régulations et la prévalence des considérations économiques sur la protection des droits humains et des communs qui a permis l’exploitation à outrance de la nature, est en train de compromettre les conditions de la vie sur Terre ». Pour accorder des droits à la nature, la présidente de l’association Wild Legal invite à prendre exemple sur les peuples autochtones de la forêt guyanaise, qui font de l’humain l’un des humbles membres de la communauté des vivants.

Marine Calmet ne fait aucune concession : ni aux grands groupes qui s’approprient la terre, la pillent et la souillent, ni à elle-même, qui cherche à se positionner dans ce combat. Au contact des communautés indigènes Kali’na ou Wayampi, elle observe et questionne ses moteurs d’action et sa propre place de gardienne de la nature. Un autoportrait d’une jeune femme dévouée à sa cause, dont le témoignage captivant et l’énergie communicative donneront de l’élan aux jeunes militant•e•s, ainsi que des perspectives concrètes à toutes et tous pour dépasser les écogestes, retisser des liens avec le vivant et s’engager, tout en prenant soin de soi.

Devenir gardiens de la nature, Marine Calmet, Tana éditions, mars 2021, 224p, 18,90€

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.