À Cannes, la fiancée de Jeff Bezos Lauren Sánchez débarque de son yacht et reçoit un prix pour son supposé engagement écolo

Cannes ça pêche.
À l’occasion d’un étonnant gala organisé près de la Croisette, Lauren Sánchez a été récompensée pour sa prétendue action en faveur de «la justice climatique». De quoi faire oublier son mode de vie ultra-carboné ?

Lundi soir, en marge du festival de Cannes, la présentatrice télé américaine Lauren Sánchez a reçu un prix pour son «plaidoyer pour la justice climatique»… qu’elle est venue récupérer à bord du superyacht de 127 mètres de long qu’elle partage avec son fiancé, le patron d’Amazon Jeff Bezos.

Lauren Sánchez et Jeff Bezos à Santa Monica (Californie), le 5 avril 2025. © Michael Tran/AFP

Une récompense décernée par le Global gift gala : le journal Libération rappelle que le célèbre festival du cinéma «traîne toujours dans son sillage d’obscures fondations organisant d’obscurs galas, où l’on s’autocongratule en buvant du champagne et en se remettant des prix bidons».

7 154 tonnes de CO2 par an

L’action de Lauren Sánchez en faveur de «la justice climatique» (elle est vice-présidente du Fonds Bezos pour la Terre) peut effectivement être remise en question. Son navire géant – équipé de trois jacuzzis, d’une piscine et d’un héliport – émet 7 154 tonnes de CO2 par an, près de 447 fois plus qu’un Américain moyen, selon une étude de l’université de l’Indiana.

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Elle s’est aussi distinguée, en avril dernier, en prenant part à une excursion (particulièrement carbonée) de onze minutes dans l’espace avec la chanteuse Katy Perry. Et là encore planait l’ombre de son encombrant fiancé. Le vol était opéré par Blue Origin, l’entreprise de Jeff Bezos… qui jure œuvrer «pour le bien de la Terre».

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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