Chronique

Littérature jeunesse : «Fille sauvage», où la naissance d’une amitié d’été au coeur de la forêt 

Sauvage tendre. Ce livre court pour enfants (à partir de 7 ans) sent les vacances d’été et les odeurs de la forêt. Une approche poétique et très visuelle de l’amitié et de la sensibilité, qui met en avant deux héroïnes féminines.
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Ici, la parole est rare. Tout se joue plutôt dans un regard, un sourire ou une larme. Mais cette Lou n’est sacrément pas facile à apprivoiser. Quand Anna arrive dans ce gîte de vacances en pleine nature avec ses parents, l’appel de la forêt est plus fort que celui des activités proposées.

Mais dans cette nature luxuriante, l’animal le plus sauvage semble bien être la fille de leurs hôtes. Lou donne l’impression de ne faire qu’un avec son élément et apparait d’abord plutôt récalcitrante à l’idée de partager son grand terrain de jeu. Sûrement parce qu’elle est très occupée à prendre soin d’une chouette à qui il est arrivé quelque chose de vraiment pas chouette.

© Éditions On ne compte pas pour du beurre

Dans ce livre où l’on se dit beaucoup avec peu de mots, Marine Bernard, qui manie la plume, le crayon et l’aquarelle, nous donne à voir la naissance d’une amitié entre deux êtres sensibles. Une manière d’explorer le corps, le genre et les relations avec une spontanéité très expressive. Avec ces héroïnes singulières, la jeune lectrice ou le lecteur en herbe passepar toutes les émotions, de la tristesse à la joie. Efficace et poétique.

«Fille sauvage», de Marine Bernard, Éditions On ne compte pas pour du beurre, août 2025, 36 pages, 15 euros. À partir de 7 ans.

L’avis de Ada, huit ans

«J’aime bien parce qu’il y a peu de texte c’était facile à lire toute seule. Les dessins sont beaux et rigolos, parce qu’ils ont beaucoup de couleurs, et ça bouge dans tous les sens. L’histoire est amusante, au début une des deux filles ne veut pas parler avec l’autre mais après elles deviennent amies, parce qu’elles aiment toutes les deux la nature et qu’elles sont tristes parce qu’on la détruit. Il y a des pages où il n’y a que des dessins mais on comprend quand même très bien ce qu’il se passe, comme si c’était écrit.»

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

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Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.