A lire : La « permaentreprise », remède à toutes les crises

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Entrecrise. L’entreprise a failli et doit repousser selon les principes de la permaculture pour sauver le monde ; c’est ce que défend Sylvain Breuzard dans son ouvrage La permaentreprise.

Peut-on développer une entreprise sans mettre à mal son environnement ? Patron d’une société de services numériques et président du conseil d’administration de Greenpeace France, Sylvain Breuzard y croit dur comme terre. Pour cela, l’auteur propose d’appliquer à nos entreprises une nouvelle éthique qui s’inspirerait des trois piliers de la permaculture : « Prendre soin des humains »« prendre soin de la terre » et « fixer des limites et partager équitablement », principes énoncés dans les années 70 par les fondateurs de ce mouvement, David Holmgren et Bill Mollison.

Ce nouveau concept, c’est celui de la « permaentreprise ». Celui-ci « relève à la fois d’une vision – changer notre modèle de développement pour assurer la permanence du système terre, explique l’auteur, et d’un pilotage pragmatique, progressif et exigeant : il ne s’agit plus en effet de se contenter de mots, comme les entreprises l’ont trop souvent fait avec la responsabilité sociale, mais de lier les idées aux actes ». Sylvain Breuzard propose par exemple de conditionner le versement de dividendes aux actionnaires à l’existence d’un plan climat ambitieux à cinq ou dix ans. 

Taille raisonnable, fournisseurs de proximité, usage optimisé et juste des ressources, coopération, autorégulation, réemploi, diversité… Autant d’idées inspirées du design permaculturel, d’ordinaire réservé aux jardins, et qui ne demandent qu’à pousser dans nos boîtes. 

Cet essai constitue une proposition constructive à destination des dirigeant•e•s, qui a l’avantage de ne pas se contenter de vagues incantations mais de parler objectifs chiffrés et indicateurs à grands coups de tableaux de suivi. Son guide méthodologique précise toutes les étapes pour que les entreprises (qui ont une raison d’être) deviennent régénératrices, et non plus prédatrices, de leur environnement. Avec un préalable de taille : l’abandon d’une quête illimitée de profits.

La permaentreprise, Sylvain Breuzard, Editions Eyrolles, 2021, 175p, 27€.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.