Édition du 23 mars 2024

Poiscaille aïe aïe

Chères toutes et chers tous,

?️ Du 29 au 31 mars, le journal Libération pose ses valises à l’académie du climat à Paris pour la nouvelle étape de son Climat Tour. Vert y participe et animera plusieurs échanges, samedi 30 mars, sur «Les femmes à la tête de la lutte contre le changement climatique» et «Nos cultures, nos futurs». Toute la programmation est à retrouver ici.


Il faudra manger moins de poisson pour préserver les écosystèmes marins de notre prédation.


Si l’on veut préserver l’océan et la planète, peut-on encore manger du poisson ?

Senne de crime. Alors que la pêche est de plus en plus pointée du doigt pour son impact sur le climat et la biodiversité, les habitudes de consommation doivent évoluer. Décryptage.

Saumon en papillote, crevettes et bulots, brandade de morue… Les Français·es raffolent des produits de la mer. À tel point que leur consommation annuelle de poissons, coquillages et crustacés a atteint 30,4 kilogrammes par personne en 2021, d’après FranceAgriMer.
 

De multiples impacts sur le climat et la biodiversité

Cet amour pour les produits de la mer pose un certain nombre de problèmes. Dans les zones les plus touchées par la surpêche, les grandes populations de poissons ont été divisées par cinq, voire par dix pour les endroits les plus exploités (Atlantique nord, mer du Nord), indique à Vert Didier Gascuel, chercheur en écologie marine et directeur du Pôle halieutique, mer et littoral à l’Institut Agro Rennes-Angers. «On pêche les prédateurs, ce qui a des effets sur les proies, puis les proies des proies… Cela modifie toute la structure des écosystèmes marins», souligne le chercheur.