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Une terrible sécheresse assoiffe les Mahorais qui se retrouvent avec leurs robinets coupés.

Robinets à sec à Mayotte : comment en est-on arrivé là ?
Éreintée par une sécheresse record, l’île française de l’océan Indien doit priver ses habitant·es d’eau courante deux jours sur trois. Déforestation, pollutions, réseau vétuste… Le manque de pluie n’est pas la seule cause de la pénurie actuelle. Reportage.
À l’entrée d’un quartier informel du village de Kahani, au centre de Mayotte, les seaux en plastiques et autres jerricans s’accumulent et la file d’attente n’en finit plus. À cette heure-là, l’eau coule encore, mais bientôt, elle sera coupée pendant 48 heures. L’île, qui connaît une grave crise de l’eau, prive la plupart de ses habitant·es deux jours sur trois, depuis le lundi 4 septembre.
«Je ne sais pas comment on va faire avec les enfants», s’inquiète Djabirati, qui élève seule ses six enfants, âgés de 2 à 22 ans et qui craint les maladies. Selon l’Agence régionale de santé (ARS), l’eau est désormais impropre à la consommation. Elle alerte sur la nécessité de la faire bouillir et annonce la présence de deux cas de fièvre typhoïde.

Si la crise est telle, c’est notamment parce que «Mayotte connaît un épisode de sécheresse historique», indique Thierry Suquet, le préfet, qui répète à l’envi qu’«à l’exception de l’année 1997, il n’est jamais tombé aussi peu de pluie dans le département».






