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En démultipliant les capacités des industries les plus polluantes, l’intelligence artificielle n’est pas l’eldorado que l’on nous vante.

L’intelligence artificielle va-t-elle donner le coup de grâce au climat ?
GPT la planète. L’essor de ChatGPT n’est que la face émergée de l’Intelligence artificielle (IA), qui s’insère un peu partout dans nos vies. En créant de nouveaux usages et en permettant aux grandes entreprises d’accélérer encore leur croissance, l’IA sera-t-elle le dernier clou à notre cercueil ?
Les géants de la tech sont très peu diserts au sujet de l’impact environnemental de leurs créations. Pour fonctionner, les outils d’IA nécessitent la fabrication et l’emploi de très nombreuses cartes graphiques, gourmandes en ressources et en énergie. Idem pour les vastes datacenters, dont l’électricité peut être issue de sources fossiles, comme le charbon, et qui demandent des quantités phénoménales d’eau pour être refroidis.
Une étude en pré-publication menée par des chercheurs de l’Université de Californie a estimé que l’entraînement de ChatGPT 3 dans des datacenters américains pourrait avoir nécessité 5,4 millions de litres d’eau douce, et que chaque conversation pourrait en consommer 50 centilitres de plus.





