Édition du 7 décembre 2024

C’est la merde, Michel

Chères toutes et chers tous,

? Vous êtes déjà plus de 2 400 personnes à avoir soutenu notre campagne pour lancer Chaleurs actuelles. Nous avons explosé notre premier palier de 100 000 euros jeudi. Objectif : atteindre le deuxième palier, à 160 000 euros, avant dimanche ! Mille mercis pour le soutien.


Le premier ministre Michel Barnier n’a pas survécu à la motion de censure et la France se retrouve à nouveau face au mur.


Marine Tondelier : «L’écologie politique n’est pas compatible avec l’extrême droite»

Au nord, c’était l’écolo. Secrétaire nationale du parti Les Écologistes et conseillère municipale d’opposition dans une ville gouvernée par le Rassemblement national, Marine Tondelier est en première ligne face à l’extrême droite. Dans un grand entretien à Vert, elle raconte sa méthode pour affronter des adversaires virulents et sa vision pour faire gagner l’écologie politique.
 

Est-ce que vous avez le sentiment que l’extrême droite française mène aujourd’hui une offensive contre le réel comme presque jamais auparavant ?

Marine Tondelier : Ça paraît assez manifeste. L’extrême droite, c’est un parti caméléon : ils essayent de prendre la couleur locale. C’est le propre du populisme et de la démagogie.

En 2014, quand ils ont pris la ville d’Hénin-Beaumont, François Hollande était au pouvoir et ce territoire – le bassin minier du Pas-de-Calais – avait toujours été socialiste. Il y avait un terreau fertile et une petite place à prendre : du coup, ils se revendiquaient… de Jean Jaurès. Ils disaient : «Jean Jaurès voterait pour nous, nous sommes les héritiers du socialisme». Ça, c’était en 2014, parce que leurs adversaires étaient socialistes.